Alan, dans le groupe
Alan est souvent décrit comme la voix intérieure des Spilders.
Bassiste, pianiste, auteur instinctif, il n’est pas celui qui cherche le plus la lumière. Pourtant, une grande partie de l’âme du groupe passe par lui : les silences, les blessures, les harmonies, les phrases qui restent longtemps après la fin d’une chanson.
Il propose, structure, relance quand l’inspiration manque. Il n’est pas le leader proclamé, mais chacun sait que, sans Alan, les Spilders n’auraient pas tout à fait la même âme.
Alan et Jane
Jane est son point fixe.
Ils se sont rencontrés avant le bruit, avant les tournées, dans un cours de littérature comparée. Elle parlait des textes avec une précision calme ; lui griffonnait déjà des portées dans les marges de ses cahiers.
Elle n’a jamais cherché à entrer dans le monde des Spilders. Mais elle en est devenue le cœur invisible. Quand Alan doute, c’est souvent à elle qu’il parle. Quand une chanson se ferme, il arrive qu’un mot de Jane suffise à rouvrir une porte.
Son écriture
Alan écrit souvent comme on retient quelque chose qui risque de disparaître.
Une phrase dans un carnet. Une image aperçue trop vite. Une conversation inachevée. Une peur ancienne qui revient sous une forme nouvelle.
Ses chansons parlent rarement d’une seule chose. Elles semblent intimes, puis deviennent universelles. Elles semblent amoureuses, puis soudain politiques. Elles semblent fragiles, mais finissent par porter plus loin que prévu.
Ses tensions intérieures
Alan vit la célébrité comme une contradiction.
Il sait que les chansons doivent partir pour exister. Mais il supporte mal de les voir expliquées, récupérées, simplifiées. Ce qu’il écrit vient souvent d’un endroit très privé ; le monde, lui, veut y lire des messages, des positions, des symboles.
Entre Sansac et Londres, entre l’amour de Jane et l’attente du public, entre le besoin de créer et la peur d’être mal compris, Alan avance sur une ligne fine.
C’est peut-être là que naît sa force.